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Elections générales 2007 (Simon 20.09.07)
Je sais, que la politique n’est pas le sujet de tout le monde. Mais les élections générales au Guatemala du week-end passé, 9. Septembre, ont marqué le pays et notre vie dans les, au moins, 5 derniers mois. Et c’est un sujet pour vous donner une petite impression de notre vie d’ici et de la réalité guatémaltèque.
Campagnes électorales
Les campagnes politiques commencent en générales avec des défiles d’ouvertures des différents parties politiques. Une vingtaine de voitures et plusieurs centaines de personnes se rassemblent dans un village. Les voitures sont décorées avec des bandereaux du partie, et les gens reçoivent des T-shirts du partie. A l’exception d’un seul partie que je connais, ces T-shirt sont distribuée gratuitement, et sont le premier petit sucre pour attirer une bonne foule. Les gens montent dans les voitures, ou vu que ce sont la plus part des pick-up, ils montent dans la surface de transport et le train ce met en marche. Chaque troisième voiture et équipé avec un haut-parleur sur le toit, d’où sortent les mélodies des derniers tubes d’été avec des paroles du partie. L’idée de ces chansons est un peu, que les votants vont aux urnes en chantant ce petit rythme. Point commun des textes : vamos a ganar (on va gagner (en tant que fan de Xamax je suis évidemment très touchéJ). Les gens crient et sifflent, bougent leurs bandereaux et le train passe à travers les différents villages qui font partie de la même commune. De temps à autre il y a des passant qui saluent, la plus part du temps des enfants, mais honnêtement, ça n’attire pas beaucoup l’attention des gens. C’est plutôt pour rallier la plus grande masse de foule, pour impressionner les autres parties et pour convaincre les gens que oui, c’est vraiment ce partie qui va gagner. A la fin, la plus part du temps dans le « parque central » du village le plus grand de la commune, il y a des speechs, dans les quelles les candidats disent que la misère dans la quelle vivent les gens est la faute aux autres, qu’avec nous tous va être différent et que « vamos a ganar ». Si on s’y attend d’entendre du contenu concret, des idées nouvelles ou des vraies propositions pour changer quelque chose dans le village, on sera déçu. Evidemment, tout le monde dit que c’est finit avec la pauvreté, qu’il y aura des écoles pour tout le monde, de l’eau en abondance et un emploi pour tout le monde, que c’est terminé avec la corruption, qu’il y a de la décentralisation, plus de pouvoir au peuple, de la justice, sécurité et toutes les routes goudronnés, sans pour autant mentionner comment et quand !! Bon certains parties sont plus concrète et offrent des briques de constructions à tout le monde et promet que le manquant pour la construction d’une maison leurs sera offert une fois que ce candidat est au pouvoir. Vers la fin de ce lancement de la campagne, la plus part des parties offrent des cadeaux par tire-au-sort. Des natels, des vélos, des T-shirts, des casseroles, des lampes,…..
La campagne est lancée, vient le temps des affiches. Tous les poteaux des câbles électriques, téléphonique et lampadaires se transforment en support publicitaire. Les pierres le long des routes et les arbres ne sont pas exclues et sont décorés avec des symboles des parties. Des mures, de je pense un quinze pourcent des maisons, reçoivent des couleurs neuves de tels ou tels parties et bien sure, les voitures et savons sur les panneaux publicitaires font place aux visages des candidats.
Le chapitre suivant est marqué par des « sonomobiles ». Avec quatre haut-parleurs sur le toit, ces voitures parcourent les villes et villages. A la grande joie de tout le monde, chaque partie a agrandi son choix musical et à la petite mélodie de la campagne d’ouverture c’est ajouté une dizaine d’autres « tubes ». Plus une seconde de tranquillité, plus une seconde de vie hors politique, de l’endoctrinement constant tel que : mano dura, cabeza y corazon (poignée ferme, tête et cœur) ou bien « por el conejo, vamos a ganar » (pour le lapin, on va gagner). De sept heures du mat jusqu’à sept-huit heures du soir, on n’y échappera pas ! On entend des gens inconsciemment chanter ces mélodies, et on se rend compte que sois même, on est y échappera pas !!
A quelques semaines du jour 0 commence le travail des fourmis, comme on appelle ça ici. Au moins deux fois par semaine, à notre retour du boulot, on trouve des petits brochures dans notre jardin. Je pense que chaque partie a du passer au moins deux fois chez nous. Heureusement que nous travaillons, je ne m’imaginerais pas combien d’heures nous aurons du écouter à des petits discours bien préparés de tels ou tels partie. On pourrait dire qu’en tant qu’étranger on serait épargnée de ces visites, mais non. A deux fois il nous ont choppé à l’heure du soupé, et même en insistant que ça ne vaut pas la peine, car on ne peut pas voter, ils insistent avec l’espoir que nous allons pour eux convaincre notre entourage. De nouveau, à l’exception d’un seul partie, je pense que la plus part des partie payent à leurs « volontaires ».
Ce qui me mènent à vous parler de sous. Je ne sais pas combien de millions de Quetzales toutes ces campagnes ont du coûter. La loi guatémaltèque impose une limite de 42 millions de Quetzales (a prendre comme un peu près 42 millions CHF en Suisse) par partie. Mais vue que la politique est bien infiltrée par le milieu du trafic de drogues, d’armes et d’enfants, je pense que le budget du plus part des parties a du être en réalité bien en dessus de cette limite. En plus, ce n’est pas trop difficile ici de ne pas faire déclarer des dépenses, vu qu’un commerçant paye ces impôts sur la marchandise facturés. Mais alors qui paye tous ça ?? Au Guatemala vivent les cinq personnes les plus riches d’Amérique centrale et c’est bien connu, que les 12 familles les plus riches (qui « possèdent le pays ») financent les campagnes. On pourrait s’imaginer, qu’une famille soutien plutôt ce partie et l’autre famille plutôt celui-là. Noooon, loin de la réalité. Ils financent toutes les parties, à l’exception d’une ou deux, pour assurer la volonté de peu importe lequel accède au pouvoir. De toute façon, les parties sont un peu près tous les mêmes. Ce n’est pas surprenant qu’il y a beaucoup de monde qui pense que la démocratie que vit le Guatemala est seulement une bonne farce installé par les riches, pour assurer la continuation d’un système d’exploitation vieux de plus d’un siècle, et pour donner à la communauté internationale l’image de bonne gouvernance. Je sais que ça sonne un peu révolutionnaire de gauche, mais si on lit les pamphlets des parties tout pareils, entend les discours vides, ou sais que plus de 50% des élus au congres ont changé de partie durant la dernière législatifs (Source : un observatrice internationale de l’union européenne), ou que la loi sur les parties politique a été modifié pour biffer l’article qui exige une définition d’idéologie par partie, ou on sait que la plus part des parties n’a pas de programme politique écrit, alors on a peut être plus de doutes sur le système en place. Ou bien pouvez vous s’imaginer un démocratie ou les deux candidats présidentielles disent qu’ils ne participent pas à un débat télévisé, car ils risqueraient de perdre des voies ??!!
Deux exemples de Mazate et environs pour vous illustrer l’intention des politiciens. Une candidate a vendu toute une finca pour 3 millions de Quetzales pour payer sa campagne. La nuit des élections, quand elle a appris sa défaite et s’est rendu compte de sa perte, elle a vécu une crise de nerves qui la mené à l’hôpital. Ou pire encore, un candidat pour la mairie de Santo Domingo a publiquement dit, s’il ne gagne pas il tuerai l’élu. Il a investit toute sa fortune en plus de s’endetter pour payer la campagne, et se vois obligé de gagner pour ne pas tomber dans la faillite privée. Le but s’est l’enrichissement privée, des bailleurs de fonds et des élus.
Bon, de retour aux campagnes. On est dans les derniers quinze jours, c’est l’heure des caravanes de fermeture de la campagne. Plus ou moins la même chose que la caravane d’ouverture, mais il y a considérablement plus de promesses de constructions de maisons, de systèmes d’eau potables, d’électricités ou simplement de versement d’argent par famille et au niveau du toucher concret, il y a bien plus de cadeaux qu’au lancement. A 36 heures avant le jour des élections, toute activité politique doit cesser. Libération, soulagement, du calme, enfin, enfin, enfin, on entend les oiseaux chanter !!
Violences pré-élections
Le processus électoral a été marqué par la violence. Quoi qu’une commission parlementaire a exclu tout liaison à la politique dans une quarantaine de meurtre, c’est surprenant que toutes ces personnes aient été des candidats ou des familiers de candidats. Une femme avec la quelle nous travaillons à Rancho Alegre, candidate pour un partie, nous a dit, qu’elle a été attaqué par couteau par une autre femme. Paraît qu’un partie politique a assurer de bien veiller sur sa famille et de lui faire sortir rapidement du prison, si elle arrive a tuer cette candidate. Heureusement elle a pu être retenu au dernier instant par son propre père. Si non, on a pu lire dans les journaux de plusieurs affrontements violents de partisans politique, ou que des candidats ont été intimidé.
Journée comme observateur
Quelque trois semaine avant les élections, une voisine qui travaille pour le bureau des droits des hommes, nous a demandé si on voulait nous inscrire comme observateur volontaire des élections. Le dimanche avant le 9.septembre nous avons suivi une instruction sur ce que ça veut dire être observateur. Quoique ce n’était pas une instruction très claire, l’essence était de regarder et remplir des formulaire et ne pas intervenir en aucun cas. Le 9 septembre nous nous sommes levés très tôt, nous ont équipé de notre T-shirt et badge qui nous font reconnaître comme observateurs et sont allés à San Miguel Panan, à une vingtaine de kilomètres de Mazate. Nous y sommes arrivé vers sept heure moins quart. A sept heures ouvraient les bureaux de votation. Il y avait déjà une file d’une cinquantaine de personnes qui attendaient devant les portes. Nous sommes entrés dans un des locaux ou tout était déjà prêt. Une table avec des petites ouvertures et par de sous un sac transparent, vide, en plastique, les différents bulletin de votation sur la table et les quatre membres de la commission de réception de vote et les contrôleurs des parties assise sur des chaise. A pile sept heures le président de la commission fait un petit discours et la première personne peut entrer. Le président contrôle la « cédula », carte d’identité, si la photo correspond à la personne, s’il s’appelle bien comme le nom indique, s’il y a tous les stempf nécessaires, que ce n’est pas une fausse cédula, et qu’il y a le stempf, le numero de empadronamiento (numéro de pouvoir voter) et la signature du Tribunal Supremo Electoral (TSE). Une fois admis, il donne la cédula à la secrétaire qui regarde si le numero de empadronamiento figure dans sa liste reçue par le TSE. Si oui, le président commence à signer une par une tous les quatre bulletin de votation sur les quelles le votant peut faire ces croix. Avant de recevoir ces bulletins, le votant signe, par écrit ou avec le pousse. Les bulletins seront pliés en quatre par une deuxième secrétaire puis donné à la personne votante. Le votant va faire ces croix en secret, puis plies les papiers de nouveaux en quatre et les mets dans les urnes. Juste avant de recevoir sa cédula de retour, il dois encore tromper l’indice dans un ancre ineffaçable, puis est accompagné par la quatrième membre de la commission à la porte. Oui, je fais exprès pour vous expliquer ce processus en détail. Par pour les détails, mais pour que vous pouvez vous imaginer la lenteur du processus. Vu que la secrétaire compte les votant, j’ai pu voir que à onze heures et demi, après quatre heures et demi de processus, il y avait 120 personnes qui ont voté. Alors moins de 30 par heure. Les files devant les centres de votation se sont agrandit, le soleil c’est levé d’avantage et a rendue la réalisation de son droit de vote en pure démonstration de volonté du bon citoyen. On a regardé un peu dans ce bureau, puis nous sommes allés dans un autre, puis dans le deuxième centre de votation dans le village, puis on est partie en moto pour visiter encore un autre centre de votation de cette commune, dans un hameau à une vingtaine de kilomètre de distance. En générale il y avait peu de problèmes. Le plus grand, que les gens n’apparaissaient pas sur la liste. Alors il peuvent tenter la chance dans un autre bureau, mais il y avait plusieurs qui, selon on programme informatique, auraient du se rendre à une autre commune, voir un autre département. On a rempli un formulaire pour écrire leur plainte, mais on a rien pu faire pour eux. C’est ça, il y a tellement de personnes des différents parties politiques, que c’est très difficile, voir impossible de commettre du fraude ce jour. Apparemment dans un centre de votation il y avait un candidat qui a voulu distribuer des sachets d’eau aux personnes dans les files. Evidemment une bonne petite action politique de dernière minute, à la quelle il y avait très rapidement de l’intervention de personnes d’autres parties politiques.
Deux mots sur les bulletins. Les gens reçoivent quatre bulletins de couleurs différents, qui correspondent aux différents mandats à élire. Sur le bulletin pour le président, en plus du symbole du partie, il y a un photo du président. Sur les autres que les symboles des parties. Pour le parlement ça veut dire qu’on peut seulement élire un parti, mais pas les personnes. Bien sure, durant la campagne on a vu le visage d’un candidat pour le parlement, mais seulement d’un par partie. Si ce partie reçoit suffisamment de votes, il peut envoyer plusieurs personnes. Des personnes qu’on n’a jamais entendre parler auparavant. Aspect assez étonnant et peu compréhensible dans une démocratie.
Bon, vers quatre heures et demi il a commencé de pleuvoir, et il y avait de moins et moins de monde devant les centre de votation. Et à six heures pile, les bureaux ont fermé. Le moment de la vérité a commencé. En bref, tous les papiers ont été déplié, et une par une montré à tous les contrôleurs des parties politique, puis attribué à un partie. Comment tricher ?!!
Notre conclusion était que le jour même de la votation il y a très peu de moyen de tricher. Les plus grands manques se trouvent dans la liste des votants. Et si on veut influencer ça, ça doit être préparé bien à l’avance et à haut niveau.
Fraudes
Surprise, surprise, le lendemain des élections on apprend que les gens de San Miguel Panan sont dans les rues et ne veulent pas accepter le résultat des votations. Il paraît qu’il y avait des mineurs qui ont voté, qu’il y avait des personnes d’autres villages qui sont venus voter à San Miguel, qu’il y avait des personnes qui vivent dans les états unies qui ont voté et même des morts. Situation que ont vécu aussi d’autres communes. Mais comment c’est possible ??
Les observateurs de la OEA (Organizaciones de estados Americanos) ont conclus après ces élections, que la faiblesse du système électorale est la cédula (carte d’identité). Chaque commune peut émettre des cédulas. Il n’existe aucun registre centralisé de tous les cédulas existantes. Ainsi, un maire qui cherche sa réélection ou un candidat qui a des connaissances dans une mairie, peut faire émettre des cédulas pour des personnes d’un autre village. Il leur paye une bonne somme d’argent, et le jour je l’élection ils viennent voter pour toi, dans ton village. Vu que le résultat ce joue souvent de quelques centaines de voies, pouvoir compter sur 200 ou 300 votes supplémentaires peut faire la différence.
Autre point critique et l’actualisation du numero d’empadronamiento. Pour soit disons faciliter le processus, les gens peuvent actualiser leur numéro avant les votations, et se retrouvent ainsi le jour de l’élections sur la liste dans un centre de votation plus proche chez eux. Mais, sa permet aussi qu’une personne d’une commune peut se faire actualiser dans une autre commune. Il n’y a pas de moyen de contrôle. Et c’est ces deux facteurs, cédula et actualisation, qui permettent aux personnes avec plein de ressources, de commettre de la fraude.
Bon, aucun des candidats présidentiels a reçus suffisamment de votes pour être élu au premier tour, alors histoire à suivre le 4 novembre 2007 au deuxième tour.

Article de La Prensa Libre, Guatemala, 09/07/2007
Les deux candidats favorits pour les élections presidentiels du Guatemala de cet automne ont fait savoir aux organisateur d'un débat télévisé, qu'ils n'allaient pas y participer. Raisonement indiqué? Ils ne veulent pas courir le risque de perdre des votes.... Ehhhh??
Nouvelles du temps 20/06/2007
La saison de pluie à commencé il y a un peu près deux mois. Tout de même elle ne veut pas vraiement s'installer. Il y a des mauvaise langues qui disent que toutes les goutes qui ne tombent pas maintenant, tomberont en automne. Septembre et Octobre vont être les mois les plus critiques, surtout qu'en même temps les ouragans vont aussi être les plus actives. Des rues qui se transforment en rivière, des marchés innondés, toutes les nuits sans lumières, quelques ponts enlevés et une bonne chance d'être touché par un ouragan font partie des prévisions. On va voir et vous faire savoir.
Tremblement de terre du 13/06/07
Les terres ont bougé après un tremblement de terre de force 5,4 sur l'échelle de Richter dans presque la totalité de la côte du pacifique. Le foyer se situait devant les côtes du Guatemala, dans une profondeur de 50km. Le tremblement a causé que des moindres dégâts à l'infrastructure (routes, maisons, mats téléphoniques) et des victimes humaines n'ont pas été reporté.
Dans les premiers heures après le séisme, sa force a été indiqué avec 6,8 sur l'échelle de Richter. Cette surestimastion, sur de la part de la chaîne américaine de télévision CNN, a fait que presqu'au niveau mondial on a parlé de cet evennement dans les medias.
Tja, fama volat..... J
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